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Demain, quel mix énergétique ?

Demain, quel mix énergétique ?

Les pays signataires des accords de Paris en 2015 se sont donné pour objectif de décarboner de 40 % d’ici 2030. En effet la crise climatique à laquelle le monde doit faire face, oblige les états à réagir et à prendre des mesures pour contenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés d’ici 2050.
Mais sur quel mix énergétique s’appuyer pour y arriver ?

Solaire, hydraulique, éolienne… Les possibilités et les initiatives sont nombreuses pour répondre aux besoins du monde de manière plus écoresponsable.

Les besoins en électricité augmentent en raison de nos modes de consommation, et des nouveaux usages avec notamment l’utilisation des voitures électriques ou du développement du numérique. Mais sachant que 14 réacteurs nucléaires seront fermés d’ici 2035, et que le climat pâtit du réchauffement que nous connaissons depuis plusieurs décennies, il est important de se tourner vers des énergies plus vertes.

Les énergies renouvelables proviennent de sources naturelles comme le soleil, le vent, l’eau, les végétaux… Contrairement aux “énergies stock” comme le pétrole, charbon, gaz naturel…, elles sont inépuisables. L’avantage des énergies renouvelables est qu’elles ne produisent pas de pollution ou des déchets. Utilisant des ressources locales, elles sont une réponse au problème du gaz à effet de serre.

L’énergie solaire photovoltaïque

La production d’électricité est possible grâce au soleil dont les rayons sont transformés en courant par les cellules photovoltaïques du panneau. L’électricité produite est disponible sous forme d’électricité directe ou stockée en batteries (énergie électrique décentralisée) ou en électricité injectée dans le réseau. Mais le photovoltaïque reste encore cher. Les panneaux photovoltaïques proviennent majoritairement de Chine (60 %) et seul l’assemblage est réalisé en France. Mais notons une avancée notable sur le recyclage par rapport aux débuts du photovoltaïque. Désormais les panneaux sont recyclables à 95% (verre, aluminium, silicium) : le verre et l’aluminium sont recyclables sans limite ; le silicium est réutilisable jusqu’à 4 fois pour fabriquer d’autres cellules photovoltaïques ; le plastique et les métaux comme le cuivre peuvent être refondus.

Seuls restent les plastiques non recyclables et les éléments broyés lors du démontage. La filière de recyclage est donc performante.

En France, les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont pris en charge par des organismes agréés. L’écoparticipation est une contribution visible payée à l’achat par le client qui permet de financer le recyclage. Les panneaux photovoltaïques font également l’objet d’une écoparticipation, l’objectif est d’éviter que les panneaux ne finissent dans la nature, de financer la filière complète du recyclage mais également d’éviter au client d’avoir à payer pour se débarrasser de ses panneaux usagés.

“PV Cycle” est l’organisme qui organise la collecte et le recyclage des panneaux solaires en France. Il fonctionne en partie grâce à l’écoparticipation.

L’énergie hydraulique

L’énergie hydraulique utilise la force cinétique de l’eau. L’énergie hydraulique représente 19 % de la production totale d’électricité dans le monde et 13 % en France. Elle permet de fabriquer de l’électricité, dans les centrales hydroélectriques, grâce à la force de l’eau.

Une centrale hydraulique est composée de 3 parties :

  • Le barrage qui retient l’eau.
  • La centrale qui produit l’électricité.
  • Les lignes électriques qui évacuent et transportent l’énergie électrique.

L’énergie éolienne

L’éolien représente 22 % de la part des énergies renouvelables en France. Les éoliennes sont présentes en mer et sur terre. Le vent étant une source inépuisable, elles ne génèrent aucune émission de CO2 pour produire l’électricité et peu d’émissions CO2 pour sa fabrication et recyclage. Les éoliennes génèrent des forces mécaniques ou électriques.

La biomasse

Comprend trois familles principales :

  • Les bois énergie ou biomasse solide
  • Le biogaz
  • Les biocarburants

Ce sont tous des matériaux d’origine biologique employés comme combustibles pour la production de chaleur, d’électricité ou de carburants. Elle permet de produire de l’électricité, mais également du biogaz grâce à la méthanisation de déchets organi-ques d’origine végétale et animale. Ce processus de fermentation des déchets est utilisé principalement pour la production de gaz vert. Les déchets utilisés pour cela sont du bois, des déchets industriels (industrie alimentaire), des boues d’épuration, mais également des déchets ménagers.

La géothermie

Ce procédé consiste à utiliser les calories contenues dans le sol ou dans l’atmosphère pour les ramener à l’intérieur d’une habitation et la chauffer. Ce mode de chauffage est particulièrement économique. De plus, il se répand de plus en plus au travers des pompes à chaleur. Ce mode de production est également utilisé à plus grande échelle par des centrales spécialisées dans la géothermie. Ce procédé, exécuté grâce à des calories puisées plus profondément dans le sol, permet la création de chaleur avec de très hautes températures. Il alimente des réseaux de chaleur destinés aux particuliers et aux professionnels.

Architecture bioclimatique

L’architecture bioclimatique tire le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air pour réduire les besoins énergétiques, maintenir des températures agréables, contrôler l’humidité et favoriser l’éclairage naturel.

 

 

 SOURCES
www.energies-renouvelables.org
blog.olawatt.com
energies-renouvelables.org/architecture_bioclimatique.asp

 

LE SAVIEZ VOUS ?

Et si la neige devenait la prochaine source d’énergie renouvelable ?

Des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) se sont penchés sur la production d’électricité à partir d’une source renouvelable encore inexploitée, les chutes de neige ! Le principe consiste à capturer la charge électrique positive des flocons, grâce à un matériau chargé d’électricité négative, le silicone. Encore au stade expérimental, le dispositif dit “triboélectrique” et baptisé “snow TENG” permet ainsi de produire de l’énergie en récupérant les charges. Le nanogénérateur pourrait venir en complément des panneaux photovoltaïques dans les milieux enneigés. Deux autres applications sont également étudiées : celle de capteur de mouvement intelligent connecté pour améliorer les performances des athlètes de montagne (ski, surf ou alpinisme) ou de station météo dédiée à la neige (quantité tombée, direction du vent et de sa vitesse). Avec près du tiers de la surface de la Terre couverte de neige chaque hiver, “nous avons une grande source d’énergie prête à être collectée”
se réjouit Maher El-Kady, chercheur de l’UCLA et co-inventeur du “snow TENG”.

Source :
UCLA “Best in snow:
New scientific device creates electricity from snowfall”
15/04/19

 

 

 

 

 

INITIATIVE LOCALE : Méthalayou (64) le méthanisateur participatif

Depuis 2010, une quinzaine d’agriculteurs et éleveurs du Layou œuvrent pour que leur projet de méthanisation voit le jour sur Préchacq-Navarrenx.

Leur objectif étant de transformer le fumier en biométhane et revendre ce gaz à Teréga. Une façon pour eux d’agir pour la transition énergétique dans une logique de circuit-court et de contrôle citoyen.

L’unité de méthanisation Méthalayou injecte depuis le 17 octobre dernier du biométhane dans le réseau Teréga. Cette initiative est financée avec de l’investissement citoyen via Énergie Partagée.

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La méthanisation c’est quoi ?

Les projets de méthanisation agricole allient production d’énergie renouvelable, mise en place de pratiques agroécologiques, réduction des engrais chimiques. Les lisiers et fumiers produits par les élevages sont mélangés aux autres bio-déchets (rebuts de transformation agroalimentaire, résidus de repas en restauration collective, tontes de pelouse…). Dans les cuves hermétiques des digesteurs de l’installation,
les matières sont chauffées et brassées en permanence, dans une atmosphère privée d’oxygène. Par fermentation, les bactéries dégradent les matières et produisent du biogaz, mélange de méthane et de dioxyde de carbone. Ensuite, le biogaz est purifié pour en extraire le CO2 et n’injecter que du biométhane quasiment pur dans le réseau de gaz.

Source : Solagro.org

 

ÇA SE PASSE DANS LE MONDE

Des panneaux solaires transparents, le rêve américain !

Selon des comptes rendus de l’Académie nationale des sciences des États-Unis (PNAS) des chercheurs de l’université du Michigan ont réussi à dépasser la barre des 8 % de rendement en gardant un bon niveau de transparence et une teinte neutre. Ces panneaux solaires transparents représenteraient une véritable innovation industrielle.

Et en Europe ?

L’Allemagne est considérée, avec le Danemark, comme le pays pionnier des projets citoyens d’énergies renouvelables :
42 % des capacités d’ENR électriques installées entre 2000 et 2016 étaient en possession de particuliers et d’agriculteurs, à titre individuel ou via des coopératives ou sociétés locales.

www.iddri.org

 

Et moi, je fais quoi ?

J’économise la ressource : j’isole mon logement ! 

Le chauffage est un poste de dépense très important qui, en plus constitue une des sources les plus importantes de notre empreinte carbone. Les émissions de CO2 varient selon l’énergie utilisée. C’est-à-dire que la quantité de gaz à effet de serre (GES) dégagée pour chaque kWh d’énergie diffère en fonction du mode de chauffage adopté.

Selon l’Ademe, pour une consommation d’énergie de 15 000 kWh/an, les émissions de CO2 sont de :

  • 4,50  t pour un chauffage au fioul.
  • 4,10  t pour un chauffage au propane.
  • 3,50  t pour un chauffage au gaz naturel.
  • 3,15  t pour un chauffage électrique.
  • 0,63  t pour un poêle à bois à granulés.

Votre logement peut perdre 25% de sa chaleur via ses murs et 30% via ses combles (source : Promotelec).

Les combles sont donc à isoler en priorité. Les murs, mais aussi les sols, sont également à isoler pour mieux maîtriser vos dépenses énergétiques. Les fenêtres participent à l’isolation du logement donc à la réduction de son empreinte carbone. En plus, des fenêtres performantes, c’est jusqu’à 10 % de chaleur en plus ! Combinée à un mode de chauffage utilisant une énergie non fossile, l’isolation thermique contribue largement à réduire votre empreinte carbone.

Aides

Les travaux d’isolation ouvrent droit à de nombreuses aides nationales et locales parmi les plus connues on retrouve : les aides de l’ANAH, l’Éco prêt à taux zéro…

MaPrimeRénov : lancée le 1er janvier 2020, MaPrimeRénov est la nouvelle aide de l’État destinée à remplacer le CITE. La mise en place de ce dispositif s’échelonne jusqu’en 2021. MaPrimeRénov est versée par l’Anah sous conditions de ressources. Elle s’adresse aux propriétaires occupants les plus modestes selon les conditions de ressources de l’Anah, en remplacement du CITE. Le Gouvernement prévoit toutefois d’élargir le dispositif en 2021 à tous les ménages, sans conditions de revenus et de l’ouvrir aux propriétaires bailleurs. Le logement doit être habité en tant que résidence principale.

Renseignements sur www.economie.gouv.fr

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